조명으로 빛나는 도시 야경들

조명으로 빛나는 도시 야경들

군중들의 얼굴 위로 춤추는 전기를 그리는 것, 자정의 인조 태양아래에서 발을 구르며 걷는 것, 예전에는 존재하지 않았던 전혀 새로운 풍경을 탐구하는 것.
완전히 동시대가 되는 것.
오늘의 예술가가 되는 것.

이종화는 우리의 시간과 강박관념, 영감을 공유한다. 그는 우리가 더 이상은 받아들일 수 없는 낡아빠진 풍경에 좌초되어버린 과거에 머물러 있지 않다.

조화로 보일 정도로 너무도 완벽하고, 너무도 아름다운 꽃들, 극사실적인 꽃다발들-
도시, 밤, 푸른 석양아래, 불 켜진 창문들로 줄 그어진 탑들과 외관들, 침묵의 벽들을 찢어 놓는 노란선들, 배경 조명의 흔적들, 하늘을 향해 뾰족이 세워진 도시, 그리고 좀더 멀리 뒤쪽으로 오래 침묵하고 있는 스스로 닫혀있는 조용하고 검은 산-

그리고 건물 외관들, 유리를 끼운 뚫린 공간, 어쩌면 덮개 같은 밤의 커튼을 할퀴어대는 번쩍거리는 광고판들, 길을 잃어버린 부동의 빛의 물결에서 흐려진 외로운 오래된 나무. 부재-

그런 후, 좀더 자세히 보면, 거의 만져질 정도인, 거리의 행인들, 보행자들, 황혼의 자동차들이 연이어 지나가는 도로가 뻗어있고, 도시의 사람들이 운전하는 매우 빠른 차들, 얼굴들, 눈들, 긴 하루의 일과를 마친 후, 영화상연이나 공연, 조용한 저녁을 위해 향해 가는, 기진맥진한 운전자들, 대도시가 주는 자유를 격찬하는 운전자들, 활력 있고 포화된 물결 뒤로, 또 건물의 외관들, 유리로 된 뚫린 공간들, 네온들, 문명을 알리는 전기광고들이 있다.세계에서 조용하고 차분하며, 가장 이른 아침을 맞이하는 나라에 더 이상 조금의 여유도 남아있지 않다. –
마지막으로, 예상치 못한, 혼란 속 어딘가, 다른 세계로부터 온 이미지, 즉 고통 받는 그리스도 앞에서 눈물을 흘리며 비탄에 잠긴 신약성서의 마리아의 이미지가 있다.

이종화의 작품은 21세기에 컴퓨터가 잘 맞듯, 생명력 강한 그림들을 연상시키는 강렬한 섬광이며, 환상에 사로잡힌 예술가의 손끝에서 솟아나온 환각적 이미지들이다.

한국에 거주하는, 이종화는 하늘을 향해 기어오르는 도시들에서, 그리고 조작된 새벽 뒤로 밤을 밀어내고, 컴퓨터와 디지털사진 상에서 삶을 영위할 수 있는 거대 도시들에서 그의 예술을 행한다. 특히 아크릴과 유화인 그의 작품들은 예전의 회화와는 사뭇 다르다. 거기서 우리는 더 이상 원초적인 황혼의 빛을 찾지 못한다. 이제, 밤이 커다란 탑을 밀어낸 거대 도시에 도착할 때, 태양이 더 이상 우리의 삶을 가득 채우지 못할 때, 네온과 인위적인 조명들은 인공 태양을 만들어낸다.

공간과 시간.
일상 생활과 그 습관들. 그리고 미로들. 거기서 만날 수 있는 어려움들. 가끔 우리가 잃어버리는 길들.
그럼에도 거기에 모든 변화가 존재한다. 그래서 그 시대의 정신을 시각적으로 표현해야 한다. 형태와 색상을 넘어, 또 관습을 넘어야 한다.
이종화는 이제 얼어붙은 우리의 영혼을 뒤덮어 버린 소프트웨어를 무시하지 않는다.

새로운 언어를 배워야 한다. 바벨탑, 알렉산드리아의 등대, 에펠탑, 쿠푸왕의 피라미드보다 더 높은 도시들의 언어를 배워야 한다.
날마다 가상과 과잉이 자연의 손가락들을 다시 자라나게 하는 새로운 삶의 언어와 다른 문화의 언어를 배워야 한다.
삶은 변한다. 밤의 조명들은 새로운 풍경을 조각한다.

이런 스타일들은 앤디워홀을 기억한다.
이종화 역시 앤디 워홀을 기억한다.
이종화는 예술이 본성과 양상을 바꾸었던 1963년, 그 옛 역사를 기억한다. 팝아트는 예상치 못한 관습을 예고했고, 우리를 당황하게 했다. 팝 아트는 모나리자에게 새로운 화장법을 선사했다.

오늘날 세상은 더 좋지도 더 나쁘지도 않다.
조명 뒤로, 그늘과 몇몇 오래된 악마가 영속한다.
매일 아침, 언제나 그들의 조상이 했던 것처럼, 여전히 자유로운 수탉이 아침을 알린다.
그러나 군중 속 사람들의 모습은 더 이상 동일하지 않다.
도시 속에서 밤들은 기묘한 고독을 뜨개질하고, 스스로 새로운 고독을 만들어 내는 제약 없는 자유와 거울 없는 운명을 만든다.
화면들은 하나씩 여기저기, 창문 뒤로 빛을 발하고, 작은 파란색 반딧불들을 모방한다.
혀 끝에서, 단어들은 새로운 아름다움에 빠져 든다.

도시 행인들의 눈에서, 이미지들이 변화된다. 보이지 않는 황혼이 도시의 경계에 머문다.
잠시 후, 자동차 헤드라이트와 새로 켜진 가로등은 저녁의 낡은 그림자를 밀어낼 것이다.
그러면 자동차들은 한번 더 백야에 파묻힌 도시의 반짝이는 도로 위로 미끄러질 것이다.
그런 다음 전기는 아스팔트 위에서, 하얀 섬광, 오팔빛 모래사장, 창백한 우유빛의 조명과 가정용 산업 태양의 흔적들을 투사시킬 것이다.-
그것은 붓을 꺼내고, 색깔과 오일을 준비하기 위한 멋진 시간이자, 이상적인 순간일 것이다.
이종화는 도시의 얼굴을 찬찬히 바라볼 것이다.

2014년 7월, 낭트에서 필립 지껠

번역 이해원(Traductrice LEE Hae Won)

Les nuits electriques

Peindre l’electricite qui danse sur les visages de la foule, marcher sous des soleils de minuit, factices et trepignants, explorer de tout nouveaux paysages tels qu’il n’en avait jamais existe jusque-la.
Etre resolument contemporain.
Etre un artiste de l’aujourd’hui.

Lee Jong-Hwa partage notre temps, nos manies, nos illuminations. Il n’est pas reste dans le jadis, en rade dans quelques paysages surannes qui ne peuvent plus nous accueillir.

Des fleurs, des bouquets hyperrealistes, tellement beaux, tellement parfaits qu’ils semblent artificiels –
Une ville, la nuit, sous un crepuscule bleu, avec des tours, des facades rayees par des rangees de fenetres allumees, lignes jaunes lacerant les murs muets, taches de lumieres en arriere-plan, ville erigee, pointee vers le ciel et, par derriere, plus loin, la montagne noire, silencieuse, fermee sur elle-meme, vieille presence qui se tait desormais –
Puis des facades, des baies vitrees, enseignes lumineuses qui griffent le rideau de la nuit, le linceul peut-etre, et un vieil arbre solitaire, eteint, noye dans le flot de lumiere, immobile, perdu. Absent –
Ensuite, vus de pres maintenant, presque a toucher, des passants dans la rue, des pietons, longeant une chaussee ou defilent les autos du crepuscule, des bolides que pilotent les hommes de la cite, centaines de visages, centaines d’yeux, qui s’en vont vers des seances de cinema, des spectacles, des soupers tranquilles apres de longues journees de travail, conducteurs harasses, conducteurs adulant la liberte que donnent les grandes cites, et derriere ce flot sature, nerveux, encore des facades d’immeubles, des baies vitrees, des neons, des affiches electriques annoncant une civilisation qui ne laissera plus la moindre place a l’esprit des premiers matins du monde, calmes et sereins, immobiles –
Et enfin, inattendue, quelque part dans le chaos, une image venue d’un autre monde, celle de la Vierge du nouveau testament, eploree, douloureuse, devant un Christ tourmente
Les œuvres de Lee Jong-Hwa sont des images hallucinees surgies au bout des doigts d’un artiste visionnaire, des flashs fulgurants qui evoquent le XXIe siecle, des tableaux vivaces comme tombes de l’ecran d’un ordinateur.

Vivant en Coree, Lee Jong-Hwa exerce son art dans des villes qui grimpent vers le ciel, des megapoles qui savent repousser la nuit derriere des aurores truquees et archiver la vie dans des ordinateurs et sur des photos numeriques. Ses œuvres – des acryliques, des huiles surtout different des anciennes peintures. On n’y trouve plus la lumiere des crepuscules originels. Desormais, quand les nuits viennent la ou ont pousse les villes geantes, les megapoles ahurissantes, les tours immenses, quand le soleil n’inonde plus nos vies, l’electricite, ses neons et feux artificiels engendrent des jours factices.

L’espace. Le temps.
La vie quotidienne, ses habitudes. Et ses labyrinthes.
Les difficultes qu’on peut y rencontrer. Les chemins ou on se perd parfois.
Tout est la qui a cependant change. Alors, il faut representer visuellement l’esprit de cette epoque, il faut aller au-dela des formes et des couleurs, au-dela des routines.
Lee Jong-Hwa n’ignore pas que des logiciels ont desormais cartographie nos ames transies.

Il faut apprendre un nouveau langage. Celui de villes plus hautes que la tour de Babel, que le phare d’Alexandrie, que la tour Eiffel, que la pyramide de Kheops. Celui d’une nouvelle vie, d’une autre culture ou le virtuel et le demesure, jour apres jour, repoussent les doigts de la nature.
La vie s’est metamorphosee, les lumieres de la nuit ont sculpte de nouveaux paysages.
Desormais, les styles se souviennent d’Andy Warhol.
Lee Jong-Hwa se souvient aussi d’Andy Warhol.
Lee Jong-Hwa se souvient de cette histoire ancienne, de cette annee 1963 ou l’art changea de nature et d’aspect. Le pop art annoncait des rites inattendus, desarconnait les regards. Le pop art inventait de nouveaux maquillages a la Joconde.

Aujourd’hui, le monde n’est ni meilleur, ni pire.
Derriere la lumiere, perdurent l’ombre et quelques vieux demons.
Tous les matins, les coqs qui sont encore libres saluent le jour comme leurs ancetres l’ont toujours fait.
Mais le style de chaque homme dans la foule n’est plus le meme.
Dans les cites, les nuits tricotent d’etranges solitudes, inventent des libertes sans frein qui elles-memes engendrent de nouvelles solitudes, des destins sans miroirs.
Un a un, les ecrans s’allument un peu partout, derriere les fenetres, et miment de petites lucioles bleues.
Sur les langues, les mots s’impregnent de la nouvelle beaute.
Dans les yeux des passants citadins, les images se metamorphosent.
Des crepuscules inedits s’installent aux frontieres de la ville.
Dans quelques instants, les phares des autos et les lampadaires recents vont repousser les vieilles ombres du soir.
Alors les automobiles glisseront encore une fois sur les chaussees luisantes de la ville engoncee dans la nuit blanche
Alors l’electricite fera jaillir sur l’asphalte des eclairs crayeux, des sabres opalins, des jets de lumieres blafardes, laiteuses, blessures des soleils industriels domestiques –
Et ce sera l’heure fabuleuse, le moment ideal pour sortir les pinceaux, preparer les couleurs, l’huile.
Encore une fois, Lee Jong-Hwa contemplera le visage de la cite.

Philippe Gicquel, juillet 2014, Nantes.

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